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Atelier régional Afrique de la CIPV 2026 : à Libreville, l’Afrique renforce sa réponse commune pour protéger les végétaux
📅 06/08/2026👁 880 vues💬 0 commentaires✍️ Merchall EMVO MBA

Atelier régional Afrique de la CIPV 2026 : à Libreville, l’Afrique renforce sa réponse commune pour protéger les végétaux

Dès l’ouverture des travaux à l’hôtel Boulevard d’Acae, experts phytosanitaires, responsables d’ONPV, représentants de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Secrétariat de la CIPV, du Conseil phytosanitaire interafricain de l’Union africaine (CPI-UA) ainsi que des institutions nationales ont donné le ton : face à l’intensification des échanges commerciaux, à l’émergence de nouveaux organismes nuisibles et aux effets du changement climatique, la protection des végétaux repose désormais sur une coopération internationale plus étroite et des normes communes.

Une gouvernance commune au service de la santé des végétaux

La première journée a été consacrée aux fondements de la gouvernance phytosanitaire mondiale. Les participants ont examiné le fonctionnement des organes de la CIPV, son Cadre stratégique 2020-2030 ainsi que le processus d'élaboration des Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP), véritables références mondiales qui encadrent les échanges internationaux de végétaux et de produits végétaux.

Au-delà des aspects institutionnels, les discussions ont permis de réaffirmer la nécessité de renforcer la participation des pays africains aux processus décisionnels internationaux. Les échanges ont également mis en avant l'importance de développer l'expertise scientifique sur le continent, d'améliorer les systèmes de surveillance et d'accroître la coopération entre les ONPV afin de répondre plus efficacement aux risques phytosanitaires émergents.

Des normes internationales au cœur des travaux

La deuxième journée a fait entrer les participants dans le cœur technique de l'atelier avec l'examen de plusieurs projets de normes internationales portant sur différentes filières agricoles.

Les discussions ont notamment porté sur les mouvements internationaux des fruits de Malus domestica, des fruits frais de Musa spp., des cormes de Colocasia esculenta, ainsi que sur la révision de la NIMP 3 relative aux agents de lutte biologique. Chaque projet de norme a fait l'objet d'analyses approfondies afin d'identifier les ajustements nécessaires pour garantir à la fois la sécurité phytosanitaire et la fluidité des échanges commerciaux.

Les travaux consacrés au projet de norme relatif au mouvement international des agrumes ont illustré l'importance du dialogue technique entre les pays africains. Les participants ont convenu de poursuivre les réflexions à travers un groupe de travail dédié afin de consolider une position régionale cohérente sur ce dossier stratégique.

Moderniser les outils phytosanitaires

Les sessions de l'après-midi ont mis en lumière les principaux outils développés par la CIPV pour accompagner les pays dans la mise en œuvre des normes internationales.

Parmi eux, la solution ePhyto occupe une place centrale. Cette plateforme numérique permet aux Organisations nationales de protection des végétaux d'émettre, de transmettre et de recevoir des certificats phytosanitaires électroniques de manière sécurisée. En remplaçant progressivement les certificats papier, elle contribue à réduire les risques de fraude, améliorer la traçabilité des échanges, accélérer les procédures administratives et renforcer la confiance entre partenaires commerciaux.

Les participants ont également échangé sur le Campus phytosanitaire de la CIPV, les outils d'évaluation des capacités phytosanitaires, les obligations nationales de notification ainsi que le Programme phytosanitaire africain, autant de mécanismes destinés à accompagner les États dans le développement de systèmes phytosanitaires plus performants.

Une Afrique qui construit des positions communes

Au fil des échanges, un constat s'est imposé : les organismes nuisibles ne connaissent pas les frontières. La prévention de leur introduction et de leur propagation nécessite une approche concertée entre les pays africains.

Les travaux ont ainsi confirmé la volonté des participants de renforcer l'harmonisation des pratiques phytosanitaires, de partager les expériences nationales et de développer des réponses communes face aux défis régionaux qui affectent les productions végétales et les échanges commerciaux.

Cette dynamique constitue également un levier pour améliorer la compétitivité des filières agricoles africaines en garantissant le respect des directives phytosanitaires internationales.

Le Gabon, acteur engagé de la coopération phytosanitaire

En accueillant cette édition 2026 de l'Atelier régional Afrique de la CIPV, le Gabon confirme son engagement en faveur de la protection des végétaux et de la sécurité alimentaire. À travers l'Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA), qui assure les fonctions d'Organisation Nationale de Protection des Végétaux (ONPV), le pays participe activement à la surveillance phytosanitaire des végétaux et produits végétaux, ainsi qu'à la prévention des risques liés aux organismes nuisibles.

Jusqu'au 7 août, les travaux se poursuivront autour des mises à jour régionales, des retours d'expérience des ONPV africaines et des principaux enjeux phytosanitaires du continent. Autant de sujets qui contribueront à renforcer la coopération entre les États et à consolider une vision africaine commune de la protection des végétaux, au service de la sécurité alimentaire, du commerce international et du développement durable.

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